Orientation
QUE FAIRE AVEC UN BAC ES ?
22 septembre 2010 10:41Les bacheliers ES se retrouvent en priorité à l'université, mais pas forcément dans les filières économiques et commerciales.
L’université : pour les plus autonomes
C’est le principal débouché des ES : près de six bacheliers de cette série sur dix s’inscrivent en fac. Mais les filières estampillées "éco" ne les attirent pas en priorité. Les plus matheux se dirigent vers la licence de sciences économiques, les autres vers la filière AES, davantage pluridisciplinaire. Les ES préfèrent la filière des sciences humaines et sociales, où ils représentent plus du tiers des étudiants, en histoire, en psychologie et surtout en droit.
En droit d’ailleurs, ils affichent plutôt de bons résultats : plus de 40 % d’entre eux accèdent à la troisième année de licence sans redoubler les deux premières années. Au-delà des carrières juridiques pures, la licence permet de passer certains concours de la fonction publique ou de s’orienter vers la communication ou le journalisme.
En sciences humaines, les ES sont nombreux en histoire où ils obtiennent de bons résultats, avec un léger avantage pour le profil sciences économiques et sociales. Moins nombreux en géographie, ils y réalisent aussi des performances honorables. Le double aspect de cette matière, qui requiert des qualités littéraires et scientifiques (à travers notamment l’utilisation des statistiques), correspond bien au profil généraliste des ES (avec une longueur d’avance pour l’option mathématiques). Dans le même esprit, la filière de la sociologie est bien adaptée à ces profils.
En sciences humaines, les ES sont nombreux en histoire où ils obtiennent de bons résultats, avec un léger avantage pour le profil sciences économiques et sociales. Moins nombreux en géographie, ils y réalisent aussi des performances honorables. Le double aspect de cette matière, qui requiert des qualités littéraires et scientifiques (à travers notamment l’utilisation des statistiques), correspond bien au profil généraliste des ES (avec une longueur d’avance pour l’option mathématiques). Dans le même esprit, la filière de la sociologie est bien adaptée à ces profils.
Les filières courtes : des études pratiques
En matière de formations courtes, les bacheliers ES marquent une légère préférence pour le DUT. L’an passé, 11 % d’entre eux ont opté pour ce diplôme à bac + 2. Ce sont les DUT gestion des entreprises et des administrations (GEA) et DUT techniques de commercialisation qu’ils préfèrent.
La première, généraliste, forme des polyvalents de la gestion et propose trois options de seconde année : finances-comptabilité, gestion des petites et moyennes organisations et ressources humaines. Quant au DUT tech de co, il forme des spécialistes de la vente et du commerce. Les autres DUT tertiaires accueillant des ES sont : DUT gestion logistique et transport, DUT information-communication, et DUT carrières juridiques.
De leur côté, les BTS ont rassemblé près de 10 % de ES. Ces derniers optent majoritairement pour les spécialités BTS management des unités commerciales, BTS comptabilité et gestion des organisations, ou encore BTS négociation et relation client. Leurs taux de réussite atteignent les 80 %. Il convient de noter que, pour ces filières courtes du tertiaire, l’option de terminale n’est pas déterminante.
La première, généraliste, forme des polyvalents de la gestion et propose trois options de seconde année : finances-comptabilité, gestion des petites et moyennes organisations et ressources humaines. Quant au DUT tech de co, il forme des spécialistes de la vente et du commerce. Les autres DUT tertiaires accueillant des ES sont : DUT gestion logistique et transport, DUT information-communication, et DUT carrières juridiques.
De leur côté, les BTS ont rassemblé près de 10 % de ES. Ces derniers optent majoritairement pour les spécialités BTS management des unités commerciales, BTS comptabilité et gestion des organisations, ou encore BTS négociation et relation client. Leurs taux de réussite atteignent les 80 %. Il convient de noter que, pour ces filières courtes du tertiaire, l’option de terminale n’est pas déterminante.
Les écoles de commerce : avec ou sans prépa
La voie économique est réservée aux 6 % de bacheliers ES qui visent une école de commerce recrutant sur prépa. Le profil ES-maths est fortement recommandé pour être admis dans une prépa cotée, menant aux établissements prestigieux. Ailleurs, tous les profils ont leur chance, pourvu qu’ils soient équilibrés. Ceux qui redoutent le rythme intensif de la prépa peuvent intégrer ces cursus en admission parallèle, c’est-à-dire après un bac + 2.
Pensez également aux écoles de commerce en quatre ou cinq années, accessibles directement à l’issue du bac : certaines d’entre elles, comme celles qui recrutent sur concours Sésame ou Accès, sont appréciées des recruteurs, à l’égal de certains établissements qui sélectionnent sur classe préparatoire.
Pensez également aux écoles de commerce en quatre ou cinq années, accessibles directement à l’issue du bac : certaines d’entre elles, comme celles qui recrutent sur concours Sésame ou Accès, sont appréciées des recruteurs, à l’égal de certains établissements qui sélectionnent sur classe préparatoire.
Sciences po : avec mention !
Pour ceux qui ont de bonnes capacités de travail (et au minimum une mention assez bien au bac) et souhaitent acquérir une solide culture générale, la voie des instituts d’études politiques semble indiquée. Ce cursus en cinq ans comporte des enseignements variés et nécessite de n’avoir aucune lacune. Le niveau de langues y est aussi très élevé, d’autant que la scolarité comporte un semestre (voire deux) à l’étranger.
Revue : L’ Etudiant 2010/2011
















