Orientation
QUE FAIRE AVEC UN BAC S ?
22 septembre 2010 10:57Fac ou classe prépa, économie ou mathématiques, médecine ou informatique : le bac S mène à un large éventail de formations qui ne se limite pas aux cursus scientifiques.
L’université : l’embarras du choix
Environ 55 % des bacheliers S s’inscrivent en fac (hors IUT). S’ils réussissent bien dans la plupart des filières, sans surprise, ils sont les plus nombreux dans les domaines des sciences de la vie et de la santé (notamment en chimie, en biologie humaine, en biochimie ou en physique biomédicale) et des sciences et technologies (mentions mathématiques, applications des mathématiques ou informatique, notamment). Après deux ou trois années à la fac, il est possible de bifurquer vers une licence pro ou vers les concours d’admission parallèle en écoles d’ingénieurs.
Autres orientations possibles : l’économie et la gestion, où les maths jouent un rôle important et où les S obtiennent d’excellents résultats, de même que le droit où ils affichent les meilleurs taux de réussite.
Enfin, près d’un tiers des bacheliers se dirigeant vers l’université optent pour la première année de médecine ou de pharmacie, qui se termine par un concours très sélectif : 16,4 % de réussite en 2008, parmi lesquels 99 % de bacheliers S. Ceux qui échouent ont la possibilité de tenter les concours des écoles paramédicales (infirmier, orthophoniste, orthoptiste, kinésithérapeute...) ou de se réorienter vers l’université, par exemple en licence sciences de la vie.
Autres orientations possibles : l’économie et la gestion, où les maths jouent un rôle important et où les S obtiennent d’excellents résultats, de même que le droit où ils affichent les meilleurs taux de réussite.
Enfin, près d’un tiers des bacheliers se dirigeant vers l’université optent pour la première année de médecine ou de pharmacie, qui se termine par un concours très sélectif : 16,4 % de réussite en 2008, parmi lesquels 99 % de bacheliers S. Ceux qui échouent ont la possibilité de tenter les concours des écoles paramédicales (infirmier, orthophoniste, orthoptiste, kinésithérapeute...) ou de se réorienter vers l’université, par exemple en licence sciences de la vie.
Les prépas : pour tous les profils
Les classes préparatoires aux grandes écoles sont choisies par près de 20 % des S qui y constituent le gros des effectifs.
Les prépas scientifiques durent deux ans et mènent aux concours des grandes écoles d’ingénieurs. Elles regroupent cinq voies. MP, la plus fréquentée, est la plus matheuse et la plus fondamentale ; PC s’adresse à ceux qui aiment la physique-chimie et la théorie ; PSI, également axée sur la physique, est plus pratique et se choisit en seconde année ; PT, la plus concrète, concerne plutôt les spécialités sciences industrielles ; enfin BCPST, pluridisciplinaire, prépare à plusieurs concours parmi lesquels ceux des écoles d’ingénieurs agronomes, d’ingénieurs géologues ou encore ceux des écoles nationales vétérinaires.
Si les classes préparatoires demandent deux ou trois années de travail intensif, le jeu en vaut la chandelle : le nombre de places en écoles d’ingénieurs équivaut à peu près au nombre de préparationnaires.
Les bacheliers S ont aussi accès à la voie scientifique des prépas commerciales, lesquelles débouchent sur les concours des écoles les plus prestigieuses comme HEC, l’ESSEC ou l’ESCP-EAP.
Les écoles après le bac : pour éviter la prépa
Les prépas scientifiques durent deux ans et mènent aux concours des grandes écoles d’ingénieurs. Elles regroupent cinq voies. MP, la plus fréquentée, est la plus matheuse et la plus fondamentale ; PC s’adresse à ceux qui aiment la physique-chimie et la théorie ; PSI, également axée sur la physique, est plus pratique et se choisit en seconde année ; PT, la plus concrète, concerne plutôt les spécialités sciences industrielles ; enfin BCPST, pluridisciplinaire, prépare à plusieurs concours parmi lesquels ceux des écoles d’ingénieurs agronomes, d’ingénieurs géologues ou encore ceux des écoles nationales vétérinaires.
Si les classes préparatoires demandent deux ou trois années de travail intensif, le jeu en vaut la chandelle : le nombre de places en écoles d’ingénieurs équivaut à peu près au nombre de préparationnaires.
Les bacheliers S ont aussi accès à la voie scientifique des prépas commerciales, lesquelles débouchent sur les concours des écoles les plus prestigieuses comme HEC, l’ESSEC ou l’ESCP-EAP.
Les écoles après le bac : pour éviter la prépa
Environ 80 écoles d’ingénieurs recrutent directement après le bac pour une formation en cinq ans. L’admission s’effectue sur dossier, parfois sur tests et entretiens. Les écoles plus cotées, comme les INSA (instituts nationaux des sciences appliquées), admettent au minimum des mentions bien. Les S peuvent aussi tenter leur chance dans l’un des neuf instituts d’études politiques (IEP) ou dans les écoles de commerce après le bac.
Les filières courtes : des dizaines de cursus
DUT (diplômes universitaires de technologie) et BTS (brevets de technicien supérieur) sont, à priori, plutôt destinés aux bacheliers technologiques. Mais les S y réussissent, notamment en informatique, télécommunications, physique, génie biologique, chimie, génie civil. Avec le LMD, la poursuite d’études devient quasiment obligatoire après un DUT. Jusqu’à présent, 60 % des titulaires de ce diplôme faisaient ce choix. Il peut s’agir d’une spécialisation d’une année (licence pro), soit, plus longuement, à l’université ou dans une grande école. Il existe également des prépas dites ATS (adaptation technicien supérieur) qui conduisent les DUT et BTS scientifiques aux concours d’une trentaine d’écoles d’ingénieurs.
Revue : L’Etudiant 2010/2011
















